Derniers efforts de piégeage
Les pièges fabriqués uniquement à partir de simples bouteilles plastiques peuvent être suffisamment sélectifs (aucun piège ne peut l’être totalement) et respectueux de l’entomofaune avec un minimum de précautions quant à leur fabrication et leur localisation.
Certains de ces pièges ont été soumis à l’examen de Claire Villemant, et leur expérimentation est actuellement en cours dans plusieurs départements, aux abords des ruchers notamment.
Parmi les précautions de fabrication, il y a les trous de 5 mm faits à l’aide d’un fer
chaud, pour que les bords ne blessent pas les ailes des insectes qui doivent s’échapper du piège.
Il est conseillé de ménager aussi des fentes verticales, larges de 4mm et haute de 1.5 cm, car les papillons se promènent à l’intérieur du piège en accolant leurs
ailes à la verticale. De telles fentes leur permettent de sortir aisément.
On facilite encore la sortie des insectes non ciblés en découpant dans le plastique une fente en V ou en U. Cela constitue une fenêtre qui reste naturellement fermée,
mais que l’on peut ouvrir facilement avec une lame de couteau. Les mouches et papillons mettent seulement quelques secondes à s’échapper par l’ouverture, ce qui simplifie la libération de ces
insectes.
Il faut encore placer des bouts d’éponge ou des flotteurs dans l’appât liquide (certaines recettes sont relativement sélectives) pour éviter que les insectes ne se noient.
Ces pièges sont très faciles et rapides à fabriquer, pour un coût inférieur à l’euro ; des conditions nécessaires pour que le piégeage soit pratiqué par un grand nombre d’apiculteurs et de personnes.
Pour la survie de notre apiculture et de l’équilibre de notre environnement, il est nécessaire de faire la promotion de pièges simples et respectueux de la biodiversité, dans les départements qui ne les connaissent pas.
A l’inverse, le piège de l’ADAAQ est peu répandu en certains endroits. Or les scientifiques ont besoin de notre aide pour expérimenter une large palette de pièges différents. Je vous encourage donc vivement à vous rapprocher de l’ADAAQ qui communique gratuitement son fichier PDF sur le piégeage.
Pour la qualité de notre saison d’expérimentation, l’idéal serait d’utiliser les différents pièges, simultanément, et sur les mêmes sites de piégeage. Transmettez ensuite à vos syndicats des résultats de piégeage précis (le nombre des différents insectes capturés), selon le type de piège utilisé.
L’analyse de ces résultats permettra sans doute de proposer un piège amélioré, en concertation avec différents organismes scientifiques, syndicats apicole, GDSA, etc… Souhaitons qu’une fiche du piège simple et facile soit rapidement élaborée.
Unissons nos efforts (piégeage, communications, …) pour la survie de l’apiculture et pour l’équilibre de notre écosystème menacé par le frelon. Continuons de travailler dans le soucis du bien commun, communiquant largement nos résultats et nos réflexions, sans esprit de compétition ni de concurrence vis-à-vis d’un piège ou d’un autre.
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