Lundi 14 avril 2008

Sauvez votre environnement :

Signalez les essaims aux apiculteurs

 

 

La saison des essaimages va commencer avec les premiers beaux jours. Vous avez des chances de voir des grappes noires se fixer aux branches d’un arbre dans un jardin ; ce sont des colonies d’abeilles, qui s’installent un peu n’importe où, avant de trouver leur « ruche » définitive.

 

Souvent, les essaims restent à peine 48 heures, après quoi ils déménagent vers un meilleur abri. Le problème est que l’abri que les abeilles choisissent est souvent une cheminée, ou le dessous d’une toiture. Il est alors quasiment impossible de les récupérer, et une entreprise de désinsectisation vient faire son boulot de bourreau.

 

Par ailleurs, on souffre d’une grande disparition des abeilles un peu partout. Des apiculteurs perdent entre 80 et 100% de leur cheptel. C’est une véritable catastrophe, non seulement pour eux, mais aussi pour notre environnement. L’abeille est un insecte pollinisateur, et la fécondité de notre planète dépend beaucoup des abeilles.

 

C’est pourquoi je vous encourage dans tous les coins à communiquer autour de chez vous, via les mairies et les journaux locaux, pour lancer au début de ce printemps un appel à la population :

 

 

Prévenez immédiatement un apiculteur lorsque vous voyez un essaim d’abeilles à une hauteur relativement accessible. Vous sauvez ainsi des abeilles, et vous œuvrez à l’équilibre de notre écosystème qui est grandement menacé par la disparition des abeilles.

 

 

 

Il faudrait communiquer à chaque mairie la liste des apiculteurs du canton. On les trouve aussi dans les pages jaunes. Le mieux est parfois de contacter un syndicat apicole qui connaît bien tous les apiculteurs du département.

 

Quelques adresses utiles :

Syndicat apicole de la Gironde : 05.56.07.12.65 ;  son président Raymond Saunier : 05.56.87.27.54 / 06.74.50.03.45 ; autres présidents de syndicats apicoles :

Raymond Samarut : 05.56.45.76.21 Syndicat Apicole de Gironde et d'Aquitaine (Pessac et Médoc) ; Daniel Barnier (Groupement des Apiculteurs du Libournais) 05.56.40.35.64 , et Bernard Peltan de l'Abeille Girondine ( libournais également ) 05.57.43.24.13

 

 

(pour affichage dans les mairies)

par dider bontemps
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Mercredi 9 avril 2008
Cette note d'information pour le public m'a été transmise par Bruno Alain. Faites un copier coller, et envoyez-la par mail autour de vous, ou imprimez-la pour la coller au tableau d'affichage des mairies. C'est l'époque !
Ne tardez pas !
 

Objet: FRELONS D'ASIE : INVASION DANS LE SUD OUEST


Bonjour à tous,

Vous en avez surement entendu parlé dans les médias.

Avec le radoucissement des températures, les reines de FRELONS ASIATIQUES sortent de leur torpeur et commencent à repérer les endroits les plus adaptés pour établir leur colonie.


C'est là, maintenant qu'il faut ABSOLUMENT les piéger.
A la mi-mai il sera trop tard...


Cette espèce venue de Chine par 'accident', très prolifique et dangereuse est le pire prédateur des abeilles que nous connaissons.


Actuellement dans le Sud-Ouest il y a environ un nid tout les 200 à 500 mètres.

Alors que 'l'accident' n'à eu lieu que courant 2004.
Une infime partie de ces nids sont visibles, ceux visibles sont souvent situé en haut des arbres.

C'est donc la guerre que nous devons mener contre cet insecte et c'est assez facile au stade actuel.
De simple pièges suffisent.

Il suffit à chacun de prendre 1 à 2 min de son temps et le coût est inférieur à 50 centimes d'euro.

Pour fabriquer un piège à reine, il suffit d'une bouteille en plastique vide, la couper en deux, replacer à l'envers la partie avec le trou du bouchon dans l'autre.
Remplir avec un peu de bière brune (pas blonde) et un peu d'eau sucré ou non, surtout pas de miel.
On peut fabriquer 3 pièges avec une seule canette de bière brune de 33cl.

Un seul piège suffit pour un balcon, rebord de fenêtre, etc... Vous pouvez en mettre plusieurs dans un jardin, de préférence un peu en hauteur et à l'abris de la pluie si possible. 1 piège pour 500 à 1000 m².
Il faut savoir que chaque frêlons que vous attraperez dans votre piège entre la mi-mars et la mi-mai est forcement une reine.
Une reine attrapée = un nid en moins.


Faites ce geste citoyen et apolitique qui concerne tout le monde, surout si vous habitez dans le sud-ouest.
Posez au moins un piège chez vous et parlez en autour de vous à ceux qui n'ont pas reçu ce message.

Quand les nids seront formés et les colonies constituées, le combat sera impossible à gagner. Il sera repoussé d'un an et sera plus difficle.

 

Ce mail n'est pas un hoax, il s'agit d'une alerte grave qui concerne
en priorité le sud-ouest mais déjà, malheureusement le sud-est.
Ces frelons asiatiques s'attaquent aux abeilles et à leurs ruches
éliminant ainsi les plus grandes ouvrières de la polinisation.
Cela revient à dire : plus de polinisation = plus de fruit !.........
Je vous demande de prendre cette alerte au sérieux,
merci pour elles,  ET AUSSI  POUR  NOUS  TOUS.
                                        Jean-Claude et Arlette

 

par dider bontemps
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Mercredi 9 avril 2008
C'est l'article de vulgarisation paru dans la revue " Abeilles et Fleurs " de mars 2008.


Le point sur le frelon asiatique

 

 

Devant le développement exponentiel du frelon asiatique, de nombreux témoignages ne s’accordent pas toujours. Que penser alors ? Est il agressif et dangereux ? Quel impact sur notre écosystème ? Doit on réellement s’inquiéter, ou bien des solutions finiront par se mettre en place d’elles-mêmes, comme c’est le cas dans la plupart des crises ?

 

Mon avis de professionnel de la désinsectisation est que la situation est vraiment préoccupante, et dans tous les domaines. Je détruis les nids de frelons asiatiques depuis 2 ans et beaucoup de mes clients me rapportent leurs observations. Certaines descriptions vous étonneront, mais vous trouverez bien plus de détails dans un rapport dont les coordonnées Internet sont à la fin de cet article, qui n’en est que le résumé.

 

 

Disparition des insectes, et destructions de ruchers :

 

En plusieurs endroits de la Gironde, on n’observe plus un seul insecte sur des fleurs qui en attiraient beaucoup, et de toutes sortes, il y a seulement un an. En octobre 2007, il n’y a plus qu’un ou 2 frelons asiatiques qui passent rapidement sur ces fleurs, mais sans s’arrêter, comme pour voir s’il n’y a pas d’insectes à dévorer. Un tel résultat sur la faune n’est pas étonnant vu le nombre de nids : d’octobre à décembre2007, les pompiers de Gironde ont détruit 700 nids !

A St Macaire, sur 300mètres le long de la Garonne, on en compte 5, et sur la seule commune de Villenave d’Ornon : 27 nids ! Alors que le frelon européen est quasiment absent avant juillet, l’asiatique se manifeste dès le 15 mai. Certains ruchers ont été totalement détruits, sans une seule ruche survivante ; les frelons avaient dévoré les abeilles, le couvain, le miel, et même la cire, comme peut en témoigner Raymond Saunier, le président du Syndicat Apicole de la Gironde !

 

 

Témoignages divergents sur le Vespa Velutina.

 

Les uns vous disent : « Le frelon n’est pas agressif si on ne l’ennuie pas », et d’autres vous rapportent l’histoire inquiétante de victimes transportées d’urgence à l’hôpital. Clarifions la question par 4 exemples.

 

Un gros nid situé sur une terrasse fréquentée régulièrement par l’habitant est rarement agressif : les frelons sont habitués à voir du monde.

 

S’ils n’y sont pas habitués, et qu’on vient doucement les observer à 3 mètres, ils peuvent vous accepter (parfois seulement quelques minutes), comme ils peuvent manifester immédiatement de la méfiance. Si 1 ou 2 s’envolent vers vous, ou s’il en sort plusieurs à la surface du nid, il est grand temps de reculer doucement. Si beaucoup s’agitent à la surface du nid, l’attaque est imminente.

 

Ils sont plus agressifs quand quelqu’un « s’approche » d’eux sans précaution et qu’ils n’ont jamais vu personne aussi près. Certains de mes clients ont découvert le nid parce que des frelons venaient subitement sur eux : ils venaient de passer à 3 ou 4 mètres d’un nid pendu sous l’avant-toit !

 

Enfin quand ils se sentent vraiment agressés, vous subissez une attaque toujours plus violente qu’avec le frelon européen. Trop de gens ont véhiculé la réputation d’un insecte qui ne serait pas spécialement agressif ni dangereux, mais tout dépend des circonstances dans lesquelles on côtoie le frelon. Mon expérience de lutte contre le anti frelon asiatique, (lutte quotidienne certains mois de l’année !) me fait dire qu’il est bien plus redoutable que son cousin européen.

 

Sans qu’on l’agresse, il présente à mon avis plus de risque que l’européen : j’ai l’exemple d’un arbre à 40 m d’une cours de maternelle, avec un ni à 20 m de haut. Régulièrement les frelons tournaient nerveusement autour des enfants, et il y a eu au moins 1 piqûre avant que j’intervienne ; je n’imagine vraiment pas ce comportement avec l’européen. Autre danger : le décrochement d’un nid qui tombe au sol ; j’en connais au moins 3 exemples en 2007, mais je suis loin d’être au courant de tous les incidents survenus en Gironde.

 

Un comportement plus agressif que chez le frelon européen :

 

Les asiatiques vous attaquent toujours en grand nombre, leur vol est plus vif que celui des européens, et les piqûres sont multiples.

 

Les colonies d’asiatiques sont beaucoup plus réactives que celles d’européens. C’est ce que montre l’ouverture des nids 30 secondes après le déclenchement de l’attaque : le nid d’asiatiques est vide à 90%, presque tous les insectes s’étant transformés en guerrier à l’extérieur du nid. Ceux que vous trouvez encore à l’intérieur sont surtout en train de courir sur la face interne de l’enveloppe du nid, en direction de la sortie. Si 30 secondes après le début de l’attaque, je tranche violemment un nid d’européens avec le couteau d’apiculture, j’observe entre 30 et 50% de la population présente dans le nid, surtout concentrée entre les plateaux de larves !

 

C’est-à-dire qu’une quantité encore importante de frelons continue l’entretien des larves comme si de rien n’était ! La destruction d’un nid d’européens est nettement plus tranquille que la destruction d’une colonie d’asiatiques.

 

Lorsque vous dénichez un nid sous les tuiles d’un toit, l’européen vole beaucoup autour de vous, par comparaison avec l’asiatique qui vole peu et toujours très près de vous, et qui renouvelle de nombreuses fois ses attaques sur votre combinaison. Quand il se pose, il pique « à répétition », soit au même endroit, soit en courant sur le tissu. Il pique beaucoup plus profondément que le frelon européen qui pique sans trop insister.

 

Il transperce les combinaisons les plus résistantes, et la seule bonne protection est l’épaisseur du vêtement. La mesure des dards ne montre pourtant pas de différence entre le Vespa Crabo et le Vespa Velutina. Mais dans la pratique il faut considérer que la velutina peut percer jusqu’à 1 cm de vêtement, car il pique parfois en même temps qu’il cogne à grande vitesse. Il m’est arrivé plusieurs fois, dans des attaques exceptionnelles, de ressentir une véritable grêle au travers de mes épaisseurs de vêtements. De nombreux pompiers et désinsectiseurs se sont faits piquer parce qu’ils se protégeait comme s’il s’agissait d’européens. Les premiers à avoir expérimenté douloureusement cette différence sont les pompiers du Lot et Garonne en 2005, mais depuis l’expérience s’est largement généralisée !

 

Autre désagrément : l’éjection possible de venin sur le visage, au travers de la moustiquaire. Le frelon ne possède aucun organe permettant l’éjection, mais lorsqu’il cherche à piquer, il incurve le bout de son abdomen qui passe alors dans une maille de la moustiquaire. Lorsqu’il rentre ensuite le dard, l’abdomen gonfle et se trouve coincé dans la maille de la moustiquaire. Si la compression s’effectue sur les glandes à venin, c’est une giclée minuscule, mais combien douloureuse ! Un pompier a été photographié avec des brûlures superficielles ; une gouttelette qui est passée sur le coté de mes lunettes m’a fait pleuré abondamment pendant 3 heures, et j’ai vu complètement trouble pendant 8 heures. Je ne crois pas que ce soit jamais arrivé avec l’européen.

 

Plus puissant et plus résistant :

Son vol est puissant, et le jet des bombes désinsectisantes de longue portée le fait moins dévier que l’européen. Surtout il est très résistant aux produits qui sont pourtant foudroyants pour tout autre insecte. Evitez les produits qui ne contiennent que des pyréthrinoïdes, et assurez-vous qu’ils contiennent également des organophosphorés.

 

Sa résistance n’est pas que chimique, elle est également mécanique. Mais sur la résistance mécanique, je n’ai pas d’élément de comparaison avec l’européen qui possède peut-être les mêmes caractéristiques ; en effet, certains insectes ont la propriété de se remettre des froissements de patte et d’aile.

 

Le plus bel exemple nous fut donné lors d’une de mes interventions en présence de plusieurs apiculteurs. Ces derniers étaient venus en spectateurs, sans combinaison, et ils attendaient sagement dans leur voiture la fin de mon intervention. Après la destruction du nid, je voulais m’assurer de la mort certaine des quelques frelons éparpillés sur le sol. Je repassais rapidement avec une bombe, pour les aspergez parfois individuellement, et pour les écraser en les faisant rouler sous mes semelles, après quoi les apiculteurs m’ont rejoint. Nous discutions depuis 5 minutes autour d’un frelon ainsi écrasé, et qui était au centre d’une tache de désinsectisant qui mouillait littéralement le goudron. Le frelon s’est remis par de tout petits mouvements, puis soudain il est reparti voler dans la lumière d’un lampadaire ; nous avons regardé stupéfaits autour de nous, et plusieurs repartaient ainsi.

 

Ma bombe ne contenait pas de molécules organophosphorées. Quant à l’écrasement mécanique du frelon, d’autres témoignages me sont parvenus par la suite, m’expliquant qu’il fallait entendre l’écrasement de la carapace chitineuse du thorax, pour être certain que le frelon ne repartira pas.

 

De nombreuses récidives :

 

La comparaison ne s’arrête pas là. Lorsque vous détruisez un nid de frelons européens, tout désinsectiseur sait que les insectes qui étaient absents ou qui se sont échappés du nid lors de la destruction, sont condamnés. Incapable de se réorganiser s’ils n’ont plus ni reine, ni larves à nourrir, ils finissent par disparaître rapidement. Pour les asiatiques, nous sommes confrontés à un risque élevé de récidive : quelques insectes sont parfois capables de recommencer à bâtir un nouveau nid… ce qui n’est pas pour satisfaire le client ! Même en prenant le maximum de précautions, en intervenant la nuit et sans perdre un seul frelon de ceux qui sont dans le nid, les ouvrières qui ne reviendront que le lendemain peuvent recommencer à bâtir et à pondre… des mâles uniquement, les œufs n’étant pas fécondés.

 

Des colonies qui restent agressives après destruction du nid

 

Ne pas se tromper de cible : ce n’est pas le nid qu’il faut détruire, mais la colonie. Il y a plusieurs cas où le nid a été complètement pulvérisé, mais à cause de la résistance mécanique des frelons, et de leur capacité de survie après destruction du nid, ils sont restés vivants, dispersés pendant 8 à 10 jours, et très nerveux vis-à-vis du moindre mouvement ; toute trace du nid avait pourtant été enlevée. C’est ainsi qu’une personne âgée s’est trouvée bloquée chez elle pendant plus d’une semaine ; ses petits enfants me téléphonaient de Paris pour me demander de remédier à la situation… A moins d’envisager la désinsectisation complète d’un terrain de 1000 m² avec un produit puissant, je ne connais pas d’autre solution que la capture de la colonie quand elle est rassemblée dans son nid !

 

En conclusion, la lutte contre l’asiatique est souvent plus dangereuse et plus difficile que la destruction des nids d’européens. Rappelons que le frelon européen participe utilement à l’équilibre de notre écosystème, et que l’on ne doit pas le détruire sans raison.

 

Divers méthodes de lutte ponctuelle :

 

Plusieurs façons de les attaquer ont été expérimentées par les apiculteurs et par des désinsectiseurs, avec « les moyens du bord ». Certaines recettes sont efficaces et sans grand danger, mais seulement pour les nids facilement accessibles. La meilleure est d’attendre le soir pour pulvériser l’intérieur du nid avec une bombe (formulation efficace contre l’asiatique). Vous pulvérisez durant quelques secondes, et vous bouchez immédiatement l’entrée du nid avec un chiffon.

 

Mais lorsque les nids sont plus hauts, ou qu’ils sont coincés dans la végétation au milieu d’une haie bien touffue, vous risquez de les exciter avant même d’avoir commencé la pulvérisation. Dans ce cas je conseille de poudrer le nid, et de le laisser quelques jours en place : les frelons qui reviennent après coup ne recommencent pas un nouveau nid, mais ils rentrent toujours dans le nid poudré, et ils meurent quelques temps après. On observe parfois des oiseaux qui viennent picorer dans le nid poudré, au bout de 8 à 10 jours d’après ce que j’ai observé et les témoignages de certains clients. Les oiseaux semblent surtout friands des larves qui sont restées dans les alvéoles du nid. Je conseille alors d’enlever le nid poudré au bout de 4 à 5 jours au maximum. En tout cas, un délai de 24 h. ne suffit pas : il y a eu des récidives sur des nids détruits 24h après poudrage. Cela signifie que des frelons s’absentent parfois longtemps, et que ceux qui reviennent après 24 h. sont encore suffisamment nombreux pour se réorganiser !

 

Madame Claire Villemant, entomologiste au Muséum National d’Histoire Naturelle de Paris, et à qui j’ai rapporté de façon détaillée toutes mes observations, nous rappelle le respect de l’environnement, tant à propos du poudrage, que du piégeage. L’utilisation de pièges non sélectifs, surtout s’ils étaient installés massivement en zone urbaine par exemple, reviendrait à décimer des insectes qui nous sont utiles, voire protégés ou en voie de disparition.

 

Prudence avec le fusil !!!

 

Certains me demandent s’ils peuvent essayer… 2 problèmes se posent : le fusil risque de détruire seulement le nid, avec tous les dangers que cela comporte. Par ailleurs, l’utilisation des armes est très réglementée. Les autorisations ne portent que sur la période de chasse, avec un permis à jour. Si à la suite d’une destruction ratée quelqu’un se fait piquer et que vous n’êtes pas en règle, votre assurance de responsabilité civile ne vous couvrira pas. Un marcheur, un agriculteur, ou un gosse à vélo, passant 3 jours après, à proximité d’un nid mal désinsectisé, risque de se faire piquer.

 

Dans mon rapport, je détaille les conditions de quelques destructions réussies avec le fusil par des chasseurs ; mais cette technique mériterait d’être éprouvée un plus grand nombre de fois avant d’être considérée comme valable et sans danger ; et selon la législation une autorisation préfectorale est nécessaire pour des essais en dehors de la période de chasse.

 

 

Des moyens totalement disproportionnés.

 

Du côté des désinsectiseurs professionnels, il n’y a pas non plus de solutions adaptées, à cause de la hauteur de la plupart des nids. L’utilisation de nacelles pour monter en haut des arbres est à éviter : des tarifs exorbitants ont eu cours ces derniers mois en Gironde.

 

Je pense qu’il faut développer au maximum l’emploi de cannes télescopiques pour injecter une poudre désinsectisante. En combinant les échelles et la canne télescopique, on atteint parfois les 15 mètres. Encore faut il que la forme et la solidité de l’arbre permettent d’y appuyer une échelle ! Et puis une chose est d’atteindre un nid pour le poudrer avec une canne légère, une autre chose est de pouvoir faire tomber ce nid empoisonné : il faut alors une canne plus solide qu’une canne de poudrage. (Tous les lecteurs qui auraient des idées pour réaliser de telles cannes télescopiques, de 15 mètres à 30 mètres, sont invités à participer au forum Internet qui accompagne mon rapport, ou à me joindre exceptionnellement au 05.56.62.64.88 si l’idée est sérieuse.)

 

Notre lutte pour diminuer la population des frelons semble également disproportionnée devant le développement exponentiel des nids auquel on assiste depuis 3 ans. Cette multiplication des nids se fait surtout par les reines fondatrices qui hibernent. Chaque nid développe en fin de saison un nombre de futures reines qui n’est pas encore bien évalué. Il semble en tout cas qu’il n’y aurait pas d’essaimage en cours d’année, et que la multiplication se fait seulement par les reines qui traversent l’hiver. Dans la mesure où il n’y a pas multiplication exponentielle des nids durant la saison du frelon, cela nous encourage alors à continuer la lutte. Nos efforts ne seront pas inutiles pour diminuer l’impact du frelon sur l’année en cours, s’ils sont menés sur un grand nombre de nids, et pas seulement sur ceux qui inquiètent la sécurité civile. Ces mesures risquent d’être partiellement rattrapées par la multiplication des reines à l’automne, mais l’on peut espérer contenir ce fléau de notre écosystème.

 

La chasse aux fondatrices et aux nids primaires. Nécessité d’une large communication.

 

L’objectif qui mériterait davantage de communication par voie de presse ou sur les ondes, c’est d’alerter la vigilance de tous les citoyens pour dénicher les fondatrices qui sortent à la fin de l’hiver. Elles sont vulnérables, et on les trouve en mars qui rampent vers les flaques d’eau. Elles hibernent sous les souches ou les tas de bois, mais parfois aussi dans la laine de verre des greniers, où il n’est pas envisageable de les déloger. Elles ont également besoin de se nourrir et c’est là qu’un piégeage judicieux est à développer. On peut encore surveiller jusqu’au mois de juin les avant-toits et tout ce qui peut leur offrir l’abri de leur nid primaire. On désigne ainsi le premier nid que fabrique la jeune reine, et il est souvent à des hauteurs très accessibles, du sol jusqu’à 6m, sur les maisons, sous des linteaux de fenêtre, etc. Les nids que nous voyons très haut dans les arbres sont les nids secondaires, qui sont bâtis le plus souvent en juin et juillet, lorsque la colonie devient importante.

 

Le recensement des nids et la sensibilisation des populations, grâces aux  écoles primaires :

 

Un aspect d’importance dans la lutte est le recensement des nids en vue de leur destruction. Beaucoup de nids ne sont découverts qu’à la chute des feuilles. Mais nous pouvons développer de façon exponentielle (nous aussi !) nos moyens d’observation : les enfants sont bien plus observateurs que nous. Plusieurs apiculteurs retraités ont pris l’habitude d’expliquer leur métier dans les écoles primaires. Les enfants sont extrêmement réceptifs et intéressés, ils en ressortent sensibilisés contre le frelon, et ils rapportent le message dans leur famille mieux qu’une émission de télé. Par ailleurs vous diminuez le risque d’accidents liés à la présence du frelon, car j’ai vu plusieurs fois à proximité des établissements scolaires des jeunes qui tiraient des cailloux sur des nids !

 

Cet article est donc le condensé d’un rapport que j’ai rédigé pour mettre mes observations et réflexions au service des apiculteurs, des scientifiques et des pouvoirs publics qui désirent se pencher sur le problème. Dans ce rapport je vous invite tous à unir nos efforts d’observation, de communication et de lutte, et à proposer des expériences pour favoriser la survie de l’abeille face au frelon. Certaines observations nous laissent quelques espoirs, qu’il nous faut vérifier. L’adresse Internet du rapport et du forum est : http://didierbontemps99.neuf.fr (ancienne adresse) ou mieux :
http://didierbontemsp.ifrance.com

 

par dider bontemps
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Samedi 5 avril 2008
Rendez vous sur le site de Jean Marc Naillon sur http://jmn-apiculture.over-blog.com/

Vous y trouverez mille conseils pour tous les travaux à toutes les époques de l'année, avec beaucoup de réflexion et une vraie démarche de chercheur et d'observateur. C'est super intéressant, tant pour les apiculteurs débutants qui ont besoin d'être guidés pas à pas, que pour les anciens, car nous avons toujours besoin d'apprendre.

J'ai rencontré hier Jean Marc Naillon et Richard Legrand, le Président de l'Abeille Périgordine, lors de la réunion organisé par Christian Ceyral à Sarlat la Canéda, avec le Dr Claire Villemant. Jean Marc nous a invité , Richard Legrand et moi, à un dîner chez lui. Ceci nous a permis de faire connaissance et de nous apprécier, de découvrir surtout que nous avions tous trois la même passion pour la recherche et l'observation.

Pour nous, face au frelon asiatique, et à d'autres problématiques de l'apiculture, les apiculteurs  doivent multiplier les observations pour trouver dans la nature les solutions qui les aideront à traverser les difficultés multiples que rencontre aujourd'hui l'apiculture. Comme je me limite à parler du frelon, je vous renvoie donc au site de Jean Marc Naillon pour tout ce qui touche l'apiculture. .

Parmi leurs préoccupations du moment, (mais il n'en a pas encore été question sur le site de Jean Marc), il y a l'étude des essaims d'abeilles qui survivent durant des années sans aucun traitement anti-varroa. Des colonies développeraient-elles des tolérances au varroa sans en subir de véritables préjudices? Alors si vous avez des idées ou des observations sur ce sujet (et sur d'autres...), écrivez à Jean Marc Naillon sur son site: http://jmn-apiculture.over-blog.com/
par dider bontemps
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Mercredi 26 mars 2008

Le 15 mars à Villenave d'Ornon,  a été abattu un arbre en haut duquel se trouvait un nid d'asiatiques, près de chez M. Saunier. Vu l'époque, on aurait pu penser que le nid était vide, les insectes étant morts de froid.

Quand je dis vide, c'est inexact, car les témoignages abondent sur la présence de quelques frelons qui hibernent dans les nids. Mais c'est de l'ordre de 4 ou 5 frelons, pas beaucoup plus, ce qui nous faisait penser qu'il s'agissait de fondatrices. Plusieurs s'en sont rendus compte en décrochant des nids en hiver, et en mettant ces nids ensuite dans une pièce chauffée.

 
Par exemple Jeanne Brunet a été surprise il y a un an en rentrant dans le rucher école de Cestas, de voir des frelons voler. Un nid considéré mort avait été mis à l’abri quelques jours auparavant à l’intérieur du local. Autre exemple, celui de l’apiculteur qui montrait un nid dans une école, et qui a du se servir de sa bombe désinsectisante qu’il avait avec lui, parce que quelques frelons commençaient de sortir dans la classe.

 
Mais ce qui s’est passé à Villenave d’Ornon à la mi mars est plus inquiétant : lorsque le nid est tombé, c’est une cinquantaine de frelons qui se sont mis à voler. Un tel nombre nous fait penser qu’il ne s’agit pas uniquement de fondatrices, mais de simples ouvrières qui ont pu passer l’hiver à l’abri du froid. D’où nos craintes de voir repartir des colonies qui seront plus vigoureuses et plus importantes, vu qu’il y aura dès le début de la saison des ouvrières qui aideront la reine dans son travail de confection du nid et d’approvisionnement des larves à nourrir.


Bref, il reste encore à apprendre sur ce frelon. Pour ceux que ça intéresse, il y a d'ailleurs une Conférence le 4 avril à Sarlat, donnée par Mme le Dr Villemant et Christian Ceyral, à la SalleBaker, près du parking du cimetière, à 20h30.

 

par dider bontemps
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Jeudi 28 février 2008
    Nos plus vifs encouragements à tous les apiculteurs retraités qui peuvent consacrer quelques demies journées dans les écoles :

D
ans un 1er temps, vous parlez un peu d'apiculture et vous montrez votre matériel : une petite ruche avec quelques cadre de cire gaufrée puis étirée, l'enfumoir et son rôle dans nos travaux sur les ruches.

    Chacun a peur quand il envisage de faire un speach devant des gamins. Mais vous verrez que vous serez facilement bavards et passionnants. Les gosses comme les prof sont super intéressés car ça les change de leurs cours habituels. Mettez-vous à leur place !!!

    Dans un 2ème temps vous parlez du frelon qui mange les abeilles, et vous leur apportez de quoi fabriquer devant eux un piège tout simple, selon les recommandations d'Yves Body que vous trouvez dans l'article sur  Piégeage des reines fondatrices, et dans le prochain article.

    Attention, gardez votre montre en main, car si vous bavardez trop vous n'aurez pas le temps de passer aux travaux pratiques : il faut préparer la mixture devant les gosses pour qu'ils sachent la refaire chez eux, la mettre dans le piège et fixer le piège quelque part dans la cours de récréation. Tous ceux qui ont enseigné savent que la phase des travaux pratiques prend plus de temps que prévu. Après ça il vous faudra ranger votre matériel pour libérer la classe.

    Prévoyez donc au moins 2 heures d'intervention, et demander des conseils à Marcel Dugrand (05.56.76.28.60) qui est passé maître en la matière; d'autres également ont communiqué dans les écoles, par exemple Yves Body (05.57.35.35.77). le but n'est pas de faire un exposé de l'apiculture mais d'intéresser les gosses au piégeage en mars et avril.

    Les prof apprécient ces activités extrascolaires; il leur en faut au moins une dans l'année, et si l'activité proposée éveille en même temps chez les enfants le soucis de l'environnement, c'est d'autant mieux apprécié des inspecteurs académiques.

    Les enfants sont observateurs, ils nous aideront ensuite à prévenir les communues de l'emplacement des nids; ils seront sensibilisés et rapporteront l'info dans leur famille. Cela diminuera les accidents dus à l'ignorance des gens, ou parfois à la bétise : 2 fois en 2007 j'ai vu que des collégiens s'amusaient à tirer des cailloux sur les nids de frelons chinois !

    Deux  documents, pour faciliter la reconnaissance du Vespa Velutina nigrithorax, et pour vous aider dans vos démarches auprès des écoles, sont en cours d'élaboration. Certains apiculteurs en ont déjà reçu les ébauches par mail. Ces documents comporteront une fiche illustrée pour montrer la fabrication de pièges simples. En attendant la mise à disposition de ces documents sur ce site,  l'article "construction de pièges à frelon" vous donnera quelques indications.

Pour ceux qui le peuvent,
préparez dès maintenant le plan de votre speach, et le matériel nécessaire pour vous faire un piège simple. Le temps passe, et  nous sommes tous partis pour arriver après la bagarre; trop peu s'investissent dans la communication  du piègeage des fondatrices, dont les premières ont été observées le 21 février.
par dider bontemps publié dans : actualités et plan d'action pour ce début d'année
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Jeudi 28 février 2008
C'est l'actualité de ce début mars. voir notamment les résultats du piégeage sur :

http://didierbontemps.superforum.fr/le-piegeage-des-fondatrices-asiatiques-f5/
link

Un grand merci à ceux qui ont observé les premiers frelons et qui ont communiqué leur découverte pour prévenir l'ensemble des apiculteurs; personnellement je n'ai rien découvert, j'ai seulement été prévenu de 5 à 6 découvertes de frelons.

Le but est de diminuer la prolifération des nids de frelons asiatiques, qui dévorent les abeilles et la plupart des insectes qui assuraient l'équilibre de notre écosystème.
  • faire des pièges très simples à réaliser.
  • les proposer largement autour de vous, dans les écoles, collèges et lycées, avec une fiche explicative.
  • communiquer également pour aider les gens à reconnaitre le frelons chinois.

Voici l'alerte lancée par Yves Body, président du GDSA 33 (Groupement de Défense Sanitaire Apicole).


 

ALERTE  VELUTINA

 

Ce samedi 23 février 2008, des frelons Vespa Velutina ont été vus par Didier BONTEMPS et Jacques MARTRENCHAR (qui en a même capturé un vivant qui va être transmis au Muséum).

 

Les vols de fondatrices ont donc commencé.

 

Vous pouvez dès aujourd’hui déployer vos pièges :

Une bouteille de 1,5 litres décapitée avec le goulot inversé.

A l’intérieur :

·      une demi canette de bière

·      une demi canette de vin blanc

·      un trait de sirop (grenadine, cassis, orange, pêche)

OU BIEN :

·      une demi canette de bière

·      une demi canette de vin blanc

·      un trait de liqueur de cassis

·      un trait de Picon (apèritif)

 

Alertez vos amis apiculteurs qui ne seraient pas équipés d’Internet

Communiquez un maximum dans les écoles.

 

Comment suivre un frelon jusqu’à son nid :

 

Très facile : avec la colle de marquage des reines,

1- faire une épuisette avec un filet noir; (ils voient très peu le noir)

2- attraper un velutina vivant,

3- lui coller avec la colle un brin de laine de 50 centimètre sur le dos( sur les derniers anneaux)

4- le libérer

5- le suivre des yeux, il vous conduira à son domicile.

 

Je n'ai pas essayé, à voir... aux amateurs bon courage ! Le marquage sera plus difficile. Par contre les raquettes électriques sont très bien, ils assommés et ils se réveillent. C’est jouable. Je crois que je délire, je vais au dodo....Amicalement. (Extrait d’un échange de mail entre apiculteurs, en 2007.)

 
Mais il faut encore communiquer :
  1. sur la façon de reconnaitre les frelons vespa velutina

  2. auprès des ecoles, parce que les enfants aiment se distraire avec ce genre de pièges qui nécessitent une surveillance quotidienne. De plus ils se feront l'écho efficace de nos efforts de communication dans leur famille; ils sont alors plus efficaces qu'une emission de télé. Ensuite ils seront sensibilisés; ça évitera les accidents stupides, et ça nous aidera dans le recensement des nids.
Ce sera l'objet des prochains articles.

Je vous indique un site intéressant avec des protocoles de piégeage de frelons, proposés par le Syndicapicole de Charentes Maritimes, qui est également en relation avec Mme Claire Villemant. Pour cela, cliquez dans " liens", dans le bandeau vertical qui se trouve en haut de la page à droite.

par dider bontemps publié dans : actualités et plan d'action pour ce début d'année
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